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Maquette du Bélem réalisée par ùon arrière-grand-père Jean-Baptiste Pichon, avec une voilure en partie complétée par rapportà la publication initiale.

Maquette du Bélem réalisée par ùon arrière-grand-père Jean-Baptiste Pichon, avec une voilure en partie complétée par rapportà la publication initiale.

Grâce à des échanges de souvenirs familiaux, j'ai appris il y a quelques mois que mon arrière-grand-père Jean-Baptiste Pichon, dont je connaissais surtout le premier embarquement comme mousse à 13 ans et (partiellement) les états de service dans la Royale, avait aussi navigué sur le Bélem, et qu'il en avait réalisé une maquette, un peu "dévoilée" ici par le temps, mais qui a encore fière allure après avoir décoré plusieurs intérieurs familiaux successifs.

Mon cousin vient de m'en adresser quelques photos, dont celle ci-dessus, qui me plongent dans un ravissement teinté de nostalgie.

Mon arrière grand-père avait épousé à 31 ans Marie-Françoise Lacroix, qui en avait 25, grand-mère maternelle de mon père, le 18 juin 1889. Il était alors second maître artilleur des équipages de la flotte, et leur acte de mariage mentionne que le mariage avait été règlementairement autorisé par le conseil d'administration du cuirassé Le Vauban. Les pères des deux mariés étaient tous deux mesureurs de sel (sorte de "géomètres du sel" garantissant les quantités stockées ou échangées, eu égard à la valeur marchande ou fiscale du produit), l'un au Croisic et l'autre à Batz.

Jean-Baptiste ayant quitté la Royale avec le grade de premier maître, et le Bélem ayant eu une carrière commerciale (transport de cacao) entre sa construction chez Dubigeon en 1896 et 1914, j'imagine qu'il a connu le Bélem dans ces années de navigation commerciale autour de 1900 (comme bosco ? Sa voix fut célèbre plus tard à la criée du Croisic !), et je ne désespère pas de glaner d'autres précisions, comme j'ai pu en obtenir sur le décès en mer d'un autre de mes arrière-grands-pères en 1894 à mi-chemin entre la pointe de Cornouailles et la Galice, balayé par la tempête sur le pont du vapeur "Loire-Inférieure".

Le couple Pichon-Lacroix, vers 1930, avec mon père Constant (à droite) et son frère jumeau Charles.

Le couple Pichon-Lacroix, vers 1930, avec mon père Constant (à droite) et son frère jumeau Charles.

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