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Jean-Luc Laurent, député MRC du Val-de-Marne

Jean-Luc Laurent, député MRC du Val-de-Marne

Député de la 10ème circonscription du Val-de-Marne, Jean-Luc Laurent appartient au "Mouvement républicain et Citoyen" fondé par Jean-Pierre Chevènement. Il a jugé indispensable d'aller voter le 14 janvier contre la proposition de loi de Paul Molac pour l'enseignement immersif en langue régionale, avec les députés socialistes présents (dont aucun des députés socialistes de Bretagne, où ils sont de loin les plus nombreux).

Je me permets exceptionnellement de publier son argumentation, tirée de son blog. Un monument de culture jacobine :

« Hier soir, j’ai siégé pour repousser in extremis une proposition de loi permettent le financement d’un enseignement total en langues régionales. Ses promoteurs disent « en immersion », parlent de « bilinguisme » mais il s’agit d’écoles où toutes les matières seraient exclusivement enseignées dans une langue régionale, le français comme une première langue vivante…étrangère dans son propre pays.

Les gens qui ont cru bon d’inscrire les langues régionales dans la Constitution, qui poussent à la ratification de la charte des langues régionales jouent avec le feu.

La langue de la République, de son école, de son administration ou de sa justice, c’est le français et uniquement le français partout sur le territoire national, de Brest à Corte, de Kourou à Papeete.

Le bilinguisme et la co-officialité sont des pièges mortels que nous risquerions de payer très cher dans dix ou trente ans. Répondre à la crise de l’Etat et de la décentralisation par une surenchère régionaliste est une erreur qu’ont faite l’Espagne ou la Grande-Bretagne. La Catalogne et l’Ecosse sont au bord de la sécession.
Les régionalistes, qui sont extrêmement minoritaires en France, sont par contre entreprenants et déterminés. On l’a vu par exemple au moment du vote nocturne de la collectivité unique de Corse par des députés, alors que cette évolution institutionnelle a été repoussée par les citoyens lors d’un référendum local en 2003.
Les langues régionales peuvent être enseignées, pratiquées au quotidien, même soutenues dans le cadre d’associations culturelles mais elles ne doivent pas déborder ce cadre. Dans le monde de 2015, j’ai beaucoup de mal à croire que la priorité linguistique ne soit pas l’apprentissage des langues d’Europe et du monde. Un euro dépensé en faveur des langues régionales du monde, l’italien ou coréen par exemple, me semblera toujours plus utile qu’un euro dépensé en faveur du gallo ou du basque".
 
M. Laurent n'a sans doute pas tort de penser que le régime jacobin est aujourd'hui menacé. Grâce à des nationalistes de son acabit, c'est le côté réjouissant.
Tag(s) : #Centralisation, #Discriminations, #Langues

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