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Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, instance non élue.

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, instance non élue.

L'Union européenne était sans doute au départ une bonne intention. On a peut-être trop loué les Jean Monnet et Robert Schuman, deux de ses grands-pères français, plus liés à l'époque aux États-Unis que je ne le pensais, et je tiens encore Jacques Delors pour un honnête homme, mais aujourd'hui, trop, c'est trop.

Entendre Jean-Claude Juncker (photo), le plus haut fonctionnaire de cette U.E., donc un personnage sans mandat du peuple, intervenir dans le débat sur la Loi Travail, pour justifier cette loi et la considérer comme un minimum de ce que nos concitoyens doivent consentir d'efforts pour...pour quoi au fait ? Ou pour qui plutôt, sans doute ? De qui tient-il son droit de nous dicter notre devoir ? Et comment peut-il concilier ce discours avec sa carrière antérieure de Premier ministre luxembourgeois, artisan politique de la transformation de cette principauté en paradis fiscal ?

La compétitivité des entreprises n'est pas menacée, si l'on en juge par les niveaux record de rémunération que les actionnaires du CAC40 votent à leurs PDG, et les dividendes qu'ils se votent à eux-mêmes. La plupart des moyennes et petites entreprises ne peuvent pas se permettre de s'aligner, même de très loin, sur les augmentations consenties. La plupart des salariés voient leurs salaires progresser des dizaines de fois moins vite ou régresser, et la pérennité de leur emploi est menacée. Quant aux chômeurs...

Pendant ce temps, les partis jacobins au pouvoir négocient avec les multinationales et leur représentation politique, notamment américaine, dans le dos des citoyens, l'abandon plus ou moins progressif des conquêtes sociales qui ont permis la croissance des niveaux de vie et de l'économie au cours du 20ème siècle, une prise en charge mutualisée du risque maladie, ou dépendance, d'une partie des charges familiales. Le secret totalement anti-démocratique consenti par les États sur les objectifs et l'avancement de ces négociations est hautement significatif à cet égard. Mais qu'on se le dise déjà : les citoyens ne se sentiront aucunement engagés par ces traités de capitulation devant l'argent, et sont d'avance légitimes à contester leur application par tous moyens utiles.

La France de ces partis n'est pas notre pays.

A dire vrai, la concentration dans le temps, sur fond d'attentats et de soumission à l'ordre financier "libéral" (!), de la mise au pas politique et financière des collectivités locales, de la loi Renseignements, de l'état d'urgence et de la Loi Travail m'inquiète chaque jour davantage. Ce pouvoir aux abois s'est donné les moyens de nous contraindre...

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Tag(s) : #Europe, #Élections, #Economie, #Société

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