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Temps SNCF Nantes 2011aNous avons vu précédemment comment les temps d'accès aux autres villes bretonnes à partir de Brest sont pénalisés par rapport aux liaisons avec Paris, où l'on accède déjà plus vite qu'à Nantes. Et l'écart va s'accroître dans les années à venir.

L'examen des durées de trajet entre Nantes ou Rennes, d'une part, et leur environnement breton ou voisin, d'autre part, est aussi du plus grand intérêt.

La carte ci-contre, qui représente les temps d'accès en train  à partir de Nantes (en rouge : moins d'une heure, etc...) nous jette en effet à la figure l'effet  combiné, pour l'insertion de Nantes dans l'espace breton et voisin, d'une part du privilège parisien de vitesse et, d'autre part, de la "fourche mancelle" et de son sub-dédoublement rennais.

Le "privilège parisien" nous vaut des "aires d'égale durée de trajet" très allongées vers le nord-est : dans cette direction on parcourt dpnc plus de kilomètres en moins de temps. De Nantes à Paris, en effet, on change seulement deux fois de couleur, une seule fois à quelques minutes près : il faut un petit peu plus de deux heures pour gagner Paris.

Ce privilège lié à la centralisation a sa contrepartie négative : l'allongement des temps de trajet vers le nord-ouest, que reflète le nombre des couleurs-heures de trajet entre Nantes d'une part, Brest et le Léon d'autre part : Il faut entre quatre et cinq heures pour gagner Brest à partir de Nantes.

Temps SNCF Rennes 2011b copieSur la carte du bas, on voit que les "aires de temps d'accès égal" - autour de Rennes cette fois - s'étirent aussi fortement vers Paris, mais qu'une grande partie de la Bretagne est à moins de deux heures de Rennes, qui a récupéré une grande partie du trafic ferroviaire Quimper-Paris. On voit aussi très clairement que deux heures de trajet nord-sud permettent de franchir sensiblement moins de kilomètres (Saint-Brieuc - Nantes par exemple) qu'un trajet est-ouest (Rennes - Brest). La double fourche ferroviaire (au Mans, puis à Rennes) favorise nettement ces liaisons est-ouest, et révèlent en Bretagne une vraie fracture nord-sud, qu'on constate à la fois entre Rennes et Nantes, entre Saint-Brieuc et Vannes et entre Quimper et Brest, dont les liaisons actuelles ont payé au prix fort les améliorations est-ouest (route de Paris) au détriment de la cohésion péninsulaire et des villes et bourgs où ne se croisent plus de flux significatifs porteurs d'échanges et d'emplois.

Tag(s) : #Transports

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