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Cartes natalité et jeunes

Les cartes ci-dessus sont des cartes fines, par commune. A gauche, sur la carte de la natalité, les communes sont d'autant plus sombres que la natalité y est plus forte. A droite, sur la carte de l'indicateur de jeunesse, elles sont d'autant plus sombres que le rapport entre le nombre des moins de 20 ans et celui des plus de soixante ans est plus élevé.

Il y a bien sûr une très forte corrélation entre les deux répartitions, mais à y regarder de près, on peut relever des nuances.

Dans les régions parisienne et lyonnaise, l'indicateur de jeunesse est plus accentué que l'indicateur de natalité. Cela peut indiquer que n

nombre de jeunes couples y arrivent avec des enfants nés ailleurs. Plus fréquemment, cela doit plutôt signifier que les plus de soixante ans sont significativement nombreux à quitter ces régions (ou à en être déjà partis) avant ou après la soixantaine.

En Bretagne et dans l'ouest continental, c'est l'indicateur de jeunesse qui présente plus de zones claires que l'indicateur de natalité. Des jeunes nés dans ces régions sont sans doute partis avant leurs 20 ans (avec leurs parents ?), et des adultes sont rentrés au pays où ils vivant après la soixantaine.

En dehors de ces nuances, il ne peut échapper que les régions claires sur les deux cartes (dont le Centre Bretagne large, qui va de Châteaulin à Châteaubriant), sont les régions en grande partie vidées à partir du milieu du XIXème siècle au profit notamment de la région parisienne et qui s'étendent,  sauf le centre breton et le sud normand, sur la plus grande partie du "Grand Midi", où les grandes villes font figure de plus ou moins larges ilôts.

Nous devons donc intégrer à nos analyses sur la "fracture est-ouest" en Bretagne, outre le fait qu'elle est à l'évidence surtout une distorsion intérieur-périphérie, le fait que ses causes sont anciennes et produisent toujours leurs effets.

Ainsi, aujourd'hui, la faible proportion de jeunes en Centre Bretagne est moins le fait d'une émigration soutenue ou de l'attraction des plus grandes villes, que de l'absence des jeunes ...qui n'y sont pas nés (parce qu'ils sont les descendants virtuels des émigrés d'hier et d'avant-hier ou leurs descendants réels nés ailleurs) .

Or les remèdes à cette situation ne sont pas les mêmes que les remèdes à des transferts internes massifs et contemporains de population et de ressources. Confondre les deux est un contresens porteur de remèdes pires que le mal !

Nous fn avons déjà parlé et nous aurons l'occasion d'y revenir.

Tag(s) : #Démographie

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