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La centralisation des activités financières en Île-de-France, examinée hier, n'aurait pu atteindre cette intensité si la centralisation des transports n'avait scandaleusement favorisé cette localisation.

Cette formidable distorsion de concurrence s'est exercée - et continue de s'exercer - sur bien d'autres activités, à commencer par les sièges sociaux et les fonctions de direction, les services aux entreprises, et en continuant - entre autres - par les industries culturelles.

Au commencement était donc la centralisation des transports, celle des personnes mais aussi celle des marchandises. On connaît déjà bien visuellement la centralisation du transport des personnes. Celle des marchandises est moins connue :

   

Rappel : les titres en bleu ne sont pas de ceux de l'INSEE, un peu plus neutres. Le reste est inchangé.
Pour une information plus complète sur ces cartes et les réalités qu'elles recouvrent, on se reportera avec profit au document original de l'INSEE.

 

Transport de marchandises - IdF 2006 INSEE annoté

Ces activités de transports de marchandises (et vente en gros) emploient 424 000 personnes en Île-de-France.

Voici celle des services aux entreprises :

Services aux entreprises - IdF 2006 INSEE annoté

Les services aux entreprises comprennent essentiellement les services de conseil et d'assistance et les services opérationnels, souvent à un niveau d'emploi de cadres avec forte densité de cadres supérieurs. Ils emploient tout de même 907 000 salariés en Île-de-France (au 31 décembre 2006)...

Celle des "industries culturelles" (édition, cinéma, télévision...) est subodorée, mais peut aussi être mise en lumière :

   

Industries culturelles 2006 annoté 

Ces industries culturelles emploient en Île-de-France 121 900 personnes.

 

Activités financières, transport de marchandises, services aux entreprises et industries culturelles fournissent ensemble 1 743 000 emplois.

C'est peu dire qu'elles n'en occuperaient pas le quart dans une France multipolaire, une France qui n'en serait que mieux équilibrée, avec des flux transversaux générateurs d'activités réparties sur tout le territoire.

Mais on comprend que les réseaux ainsi constitués défendent bec et ongles cette centralisation si providentielle.

La centralisation politique - qu'une décentralisation cosmétique ne parvient plus à plus à cacher - est en effet une condition sine qua non de la pérennité de ces inégalités.

C'est pourquoi il faut en finir avec elle, et le plus tôt sera le mieux.

Tag(s) : #Centralisation

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