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Nuée d'avions - J-Afrique"Les aéroports bretons ne sont pas saturés. La construction d'un nouvel aéroport n'est donc pas utile, et si l'existant pose des problèmes de sécurité, il faut les résoudre sur place : d'autres aéroports fonctionnent dans des conditions pires que Nantes-Atlantique".

Nous avons tous lu ou entendu cet argument des opposants à la mise en service de Notre-Dame-des-Landes. Il occupe une grande place dans le "dossier de l'ACIPA", mais il laisse de côté la dimension collective de la saturation des aéroports bretons, liée non pas à la capacité de chacun d'eux(1) mais à sa (ou leur) localisation.

On peut en effet parfaitement concevoir que chaque aéroport puisse accueillir - pour longtemps ou pour un temps - plus de passagers et d'avions qu'aujourd'hui, alors que simultanément une grande partie du trafic intéressant la région est assurée par un ou plusieurs aéroports extérieurs. L'existence d'une telle fraction non satisfaite de la demande locale témoigne d'une saturation de l'offre locale par rapport à cette fraction-là de la demande, saturation qui n'est pas incompatible avec une surcapacité pour le reste ou une autre partie de la demande. On n'est pas dans un problème de baignoire avec un robinet et un trop-plein uniques...

Ainsi éclairée, la question de l'ouverture d'un nouvel aéroport - avec fermeture de l'ancien - dans une région dont - supposons-le pour le raisonnement - les équipements actuels ne seraient pas saturés n'a plus rien de paradoxal, dès lors que le nouvel équipement a pour vocation de satisfaire - en plus des services actuellement rendus - une part significative de la demande aujourd'hui orientée vers les plateformes de Roissy et d'Orly.

La Bretagne est-elle dans cette situation ? La réponse est massivement apportée par les 20 000 vols (qui en parle ?) qui relient cette année six de ses aéroports(2) aux deux plateformes parisiennes et les 1 000 équivalents-TGV environ qui s'y ajoutent. Une partie significative des passagers correspondants trouvera en effet, dans une offre rapprochée des principales voies de communication, les moyens d'éviter le détour par Paris, dont le coût économique, écologique et social semble nul pour les détracteurs de NDdL...

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(1) : Cet aspect peut être discuté, mais je ne l'aborde pas ici.

(2) :  Nantes, Brest, Rennes, Lorient, Quimper, Lannion.

 

Illustration : Photo-montage (j'imagine !) emprunté à Jeune Afrique sur Google.

 

Tag(s) : #Transports

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