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ConstrucTillay 003Les 6 000 logements construits à Saint-Herblain depuis le début des années 1980 n'ont permis d'accueillir en 30 ans que 1 500 habitants de plus dans notre commune ! 

C'est que, évolution sociale et vieillissement aidant, le nombre moyen de personnes abritées par un logement herblinois a été presque divisé par deux en cinquante ans. Autrement dit, si notre commune s'était proposée (comment ?) de garder stable le nombre de ses logements depuis la fin des années 1960, sa population serait à peu près la moitié de ce qu'elle est aujourd'hui, nettement plus âgée, et sans doute incapable d'entretenir des équipements devenus inutiles et d'en construire de nouveaux. Le tramway aurait-il dépassé la place Mendès-France ?

Saint-Herblain a dû en réalité s'adapter sans arrêt pendant cette période, et son paysage n'a donc cessé d'évoluer, non pas sous la houlette d'un obscur deus ex machina, mais par la convergence voulue ou non des initiatives publiques et privées. N'oublions pas qu'à côté des résidents qui souhaitent - on les comprend - protéger leur cadre de vie, il y a ceux qui ont envie de finir leurs jours ailleurs ou sont contraints de changer d'horizon, et souhaitent à cet effet pouvoir vendre leur patrimoine au meilleur prix !

2013-09 a Div 010recEntre l'aménagement engagé du boulevard de La Baule, qui s'accompagne de l'extension de la Polyclinique, et les constructions qui "animent" bruyamment depuis plus d'un an les deux parties de la rue des Bas Moulins, le secteur Garotterie - Moulins illustre tout à fait cette convergence à demi maîtrisée ou spontanée d'initiatives, et ses effets pas toujours heureux.

Parmi les effets remarquables du moment, on peut inscrire sans peine le développement du stationnement sauvage et ses conséquences sur la possibilité et la sécurité des déplacements piétonniers.

Rue des Merisiers, les clients pédestres de la boulangerie se voient disputer le trottoir (photo ci-contre) par la clientèle du nouveau centre médical, le long duquel neuf emplacements de stationnemrnent - dont deux réservés aux personnes à mobilité réduite -accueillent la clientèle de 11 praticiens, et peut-être plusieurs de ceux-ci. L'espace public se trouve ainsi substitué à l'espace de stationnement qui entourait l'ancien centre médical du boulevard du Tertre, où exerçaient antérieurement une bonne partie de ces praticiens.

Aller chercher son pain avec une poussette - ou même son chien ! - devient du coup une prouesse parfois périlleuse1.

2013-09 e Div 013La saturation de l'espace public de stationnement se propage aux voies d'accès à la Polyclinique (telle que l'impasse des Alisiers), tandis les travaux immobiliers créent des étranglements dans la rue des Bas Moulins et le déplacement d'un stationnement-ventouse aux abords du conteneur "verres", dont l'accessibilité devient problématique2.

Entre les gênes conjoncturelles et les modifications structurelles des conditions de circulation et de stationnement, il y a une place pour l'action publique, qui certes ne peut pas tout mais dont l'attention est naturellement sollicitée.

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(1) - En cliquant sur l'une ou l'autre des photos de cet article, vous accéderez à plusieurs autres illustrations des situations évoquées.

(2) - En cliquant ici, vous accéderez à un plan illustré et commenté de ce secteur.

Tag(s) : #Vie de la Ville

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